ASL51, The taking of Takrouna
ASL 51 : The Taking of Takrouna,
20 Avril 1943, Takrouna, Tunisie
Partie intégrante de la 8e armée tentant de briser la ligne Enfidaville, la 5e Brigade d’infanterie Neo-Zélandaise reçu l’ordre de capturer le point d’observation clé de Takrouna – un petit village couronné d’un groupes de bâtiments massifs et entouré de falaises abruptes. Tout en haut de cette colline de 240 mètres se sont positionnés les troupes Italiennes de la 101e division Motorisée « Ariete ». Les Neo-Zelandais lancèrent une attaque de nuit afin d’encercler la colline et ses alentours. Cet encerclement ne leur permirent que de gagner du terrain à l’Est du dispositif. Là, après avoir subies de très lourdes pertes dues à des tirs défensifs très nourris, des éléments du 28e Bataillon (Maori), parvinrent au pied de la colline à la nuit tombée. La capture de Takrouna semblait impossible, mais les Maori se regroupèrent et avec une détermination sans faille, entamèrent une progression vers les premiers contreforts de la colline escarpée et très solidement défendue.
Le scénario se joue en 8 tours soit un engagement de 16mn. Pour l’emporter le Maori doit se rendre maître d’un fort placé en haut d’une colline dont les hauteurs sont aux mains des Italiens retranchées dans des trous d’hommes et dont les pics sont parcourus de falaises abruptes et de Wadis (sortes de ravines assez larges). Le secteur est balayé par une tempête de sable d’intensité moyenne ce qui gênera tout de même considérablement les tirs de par et d’autres.
Après avoir revu par le détail les règles de Wadis, de gullies, de Crest status, de Dust, et de héros, nous procédons au tirage au sort des camps, comme d’habitude Müller l’emporte. Ce qui cette fois ci me permettra de renforcer mon camp par l’arrivée d’un sergent (toujours bienvenu).
Christophe “Hans Müller » Guy : Italien
12 groupes de 1e Ligne (3-4-6), 2 demi groupes de 1e ligne (1-3-6), 1 lieutenant (9-1), 1 Sergent (8-0)
5 trous d’hommes, 3 mitrailleuses légères (2-5), 1 mitrailleuse moyenne (4-10), 2 mortiers de 45 court
J.C. « Cpl-Humphrey » Fresnais : Maori
6 groupes d’élite (4-5-, 2 demi groupes d’élite (2-4-, 1 capitaine (10-2), 1 lieutenant (9-1), 1 sergent (8-1), 2 héros (1-4-9), 3 Mitrailleuses légères (2-7) et deux mortiers de 51
Je rentre sur tour au Tour 1 pour découvrir un dispositif classique chez Müller, une défense en échelon. Takrouna au Nord-Est est solidement défendu. Deux points d’appui l’entoure, tandis que les deux demi groupes Italiens et leurs mortiers se sont positionnés pour couvrir le flanc Est du dispositif. Face a moi et à l’ouest, la première colline est crépie de troupes Italiennes camouflées que l’on devinent par moments (et sûrement de nids de mitrailleuses). Ne pas traiter la première colline reviendrais à charger directement sur Takrouna en laissant libre la moitié des troupes Italiennes de se redéployées ou pire de me prendre à revers. Impensable donc. J’assigne mon sergent et mes mortiers à mon flanc Est, ils pourront ainsi se livrer à un duel avec les mortiers Italiens, et surtout tenter d’arroser le fort sur le pic, mon objectif final. Sur mon flanc Ouest le lieutenant prend un groupe et un demi groupe pour tenter de contourner le dispositif Italien. Au centre le capitaine et les deux derniers groupes se réservent la part du lion : attirer les feux adverses et fixer la défense centrale. En espérant bien sur la traiter ave l’aide de deux autres groupes. A peine quelques dizaines de mètres de courses et voilà déjà mes servants de mortiers qui attirent le feu de quelques Italiens, tout en détalant sous les balles avec leurs mortiers montés et prêt à l’emploi. Au centre la progression est précautionneuse. A l’ouest les hommes du lieutenant subisse un feu nourri. Les premiers blessés tombent, les hommes sont stoppés nets. Quand c’est au tour des Italiens de jouer, ils se contentent de m’arroser copieusement, mais sans grand résultat. Le capitaine adresse une petite prière aux cieux pour que les tourbillons de poussières ne cessent pas, ou, il en est sûr, ce sera une véritable hécatombe parmi ces hommes.
Les tireurs Italiens continuent de procéder méthodiquement à un tir nourri sur le lieutenant et ces hommes, qu’il ne parvient toujours pas à regrouper derrière lui. Les blessés hurlent, les balles sifflent. Au centre un groupe de Maori prend d’assaut les premiers trous d’hommes en achevant les dernires Italiens au poignard. A l’Est les mortiers se livrent à un duel sans conséquence. Durant son tour Müller commencera à redéployer quelques uns de ces groupes au centre qui cherchent désormais à se retirer en bon ordre. Certains plus courageux, ou désigner par le sort, s’accrochent aux trous d’hommes afin de ralentir encore un peu la progression Maori. Les tirs se poursuivent sur le flanc Ouest, ou décidément ça ne va pas fort. Tout au plus un groupe qui avait réussi a rejoindre les abords de la colline se faufile t’il maintenant a la recherche des tireurs en question pour les faire taire.
Un de mes demi groupe de servants de mortier est touché par un tir de mortiers adverses, les hommes se jettent au sol choqués, deux ne se relèveront jamais. Enfin la situation semble se calmer à l’Ouest et les hommes du Lieutenant repartent a l’assaut. Les Tireurs Italiens ayant fort à faire pour renforcer le centre, ils se sont en effet redéployé là. Le lieutenant décide de passer outre ses ordres et repique en direction du centre, ou semble t’il le combat fait rage. Le groupe de tête à l’Ouest qui cherchait les tireurs Italiens quelques instants plus tôt viens de les retrouver. Ils se font maintenant face sur le sommet de la colline à 80 mètres de distance, à découvert, en échangeant furieusement rafales après rafales.
Au centre un autre secteur de trous d’hommes est pris d’assaut. Pendant que les hommes récupèrent, un caporal Maori (héro), véritable tête brûlée s’élance seul et franchit bonds après bonds les 40 mètres qui le sépare encore du prochain secteur de trous d’hommes. Les Italiens viennent de les évacuer, mais il craint qu’ils ne se ravisent et ne fasse demi tour. Durant une minute il va courir sous la mitraille. Arrivé aux abords des premiers trous d’hommes il découvre un groupe d’Italien en embuscade qui le prend immédiatement pour cible. Encore quelques mètres, et il plonge dans un trou d’homme. Se relevant aussitôt il tire tous azimuts et balançent quelques grenades. Ces trous d’hommes la sont gagnés. Le capitaine apprécie. Lui qui suit la progression du caporal aux jumelles sait qu’il en est quitte pour lui payer une bonne bouteille. A l’Est un groupe d’infiltrateurs Italien plutôt téméraire s’est engagé dans un Wadi et a progressé jusqu’aux positions de mortiers des Maori…
L'assaut reprend de plus bel. Sur le flanc Ouest ce ne sera plus qu'une chasse à l'homme avec de multiples rebondissements entre un groupe de Maori et un groupe d'Italiens qui leur tiennent tête. Las de les voir détaler, le groupe de Maori finira par laisser tomber la poursuite et laissera le groupe d'Italien rejoindre un sergent. Ils repartiront alors en direction du pic mais sans réellement pouvoir intervenir.
Au centre on termine de nettoyer la dernière zone de trous d'hommes. Les tirs se concentrent, les corps à corps sont évités de justesse par des Italiens en déroute et débordés sur leurs flancs. A l'Est la progression reprend. Toujours dans ces satanés Wadis qui coupent les pattes et le souffle. Ont en finis plus de descendre et de remonter. Un groupe parvient a contourner le pic par l'Ouest, les servants de mortiers et un groupe de fantasssins par l'Est. Le capitaine et ses hommes par le centre.
Je cherche absolument à rejoindre le petit village se trouvant au pied du pic pour pouvoir enprunter les souterrains Italiens. Je perds du temps dans quelques corps à corps préparatoires. Je parviens enfin au pied du pic, engage trois groupes d'Italiens avec deux groupes de Maori. Là durant 2 tours, le corps a corps va être furieux tout en restant indécis. Le rapport de force est de 1 contre 1, mais je suis confiant car le sergent qui mène l'assaut me donne un petit bonus. Une fois cette position enlevée je n'aurais plus qu'a m'engouffrer dans les tunnels pour déboucher en haut de l'apic et prendre le dernier carré de défenseur en corps à corps.
Ce faisant je fais la bourde qui me coutera le scénario puisque les Maori ne peuvent empunter le passage secret (puisqu'il est secret) et seulement connu des Italiens. Bourde qui va en plus tourner au cauchemar lorsque Müller va emporter le corps a corps, massacrant du même coup la moitié des troupes d'assaut qui me restent. Il me reste une infime chance de l'emporter, mais je décide de la jouer quand même. Deux demi groupes de Maori s'élancent sur les parois Est et Ouest de l'apic et en tentent l'escalade. Bientôt suivis dans une escalade désespérée par le groupe du capitaine.
A mi hauteur le demi groupe sur la face Ouest ne trouve plus prises et quelques hommes dévalent même la falaise pour aller s'écrouler en contre bas. A l'Est, les prises sont bonnes mais le feu nourris qui provient tant du village en contre bas et des défenseurs situé au sommet de l'apic déciment les rangs des grimpeurs. Quelques secondes plus tard, c'est au tour des hommes du capitaine d'être pris pour cible par le dernier carré Italien qui defend ses positions avec oppiniatreté. Les balles sifflent, quelques hommes lachent prises et s'écrasent quelques dizaines de mètres plus bas. Lorsque le capitaine prend une balle en pleine tête, l'assaut est de toute façon brisé. Les Maori ont échouer au pied de l'apic alors qu'ils ne leur restaient que quelques mètres a parcourir...
Un scenario super plaisant, que j'aurais pus gagner si j'avais lancer mes troupes plus tôt dans l'escalade du pic, plutôt que de contourner l'obstacle en espérant emprunter le tunnel. Cela m'apprendra a lire correctement les règles spéciales du scénario ! Un Italien surclassé, mais beaucoup plus nombreux et en défense. Un Maori de grande qualité mais en petit nombre pour mener un assaut. Aussi intéressant en attaque qu’en défense semble t’il.
Historiquement dans les Faits…