Des Maoris en Tunisie (ASL51)
ASL se veux tellement précis dans les situations qu’il retrace, que cela est un excellent prétexte, à pousser un peu plus loin les recherches et la documentation. Pour peu que l’on soit comme moi, amateur de l’histoire militaire de la seconde guerre mondiale. Pour ceux qui aiment ASL et pour ceux qui s‘apprêtent à lire le compte rendu de partie correspondant je pense que ces quelques éléments viendront parfaitement compléter le propos

Le 28e Bataillon Neo-Zélandais
En fait un bataillon entièrement constitué de Maori. Il fut levé a Palmerston en 1940 et était constitué de quatre compagnies (A, B, C & D). Chacune de ces compagnies était formée de recrues de la même tribu ou groupe tribal. Seule une cinquième compagnie était composite, il s’agissait de la compagnie de commandement.
Le bataillon fut envoyé dès 1940 en Grèce, puis en crête qu’il quitta en même temps que les forces Britanniques lors de l’invasion parachutiste Allemande pour rejoindre l’Egypte. Là, avec la 8e armée de Wavel puis de Montgomery, il participa (en temps qu’unité composante de la 5e Brigade d’infanterie de la Division Neo-Zelandaise du ‘Moyen-Orient’), à bon nombres des opérations de la guerre en Afrique du Nord. Vint ensuite pour lui le temps de l’Italie, ou le Bataillon s’illustra également dans la fameuse bataille de Monte Cassino.
On connais la combativité des Maori. Tout comme les Gurkhas, ils avaient également la réputation d’être particulièrement talentueux au maniement des armes blanches et du corps à corps. Ce qu’ils démontrèrent d’ailleurs parfaitement lors de l’assaut de Takrouna. Le bataillon cessa là ces opérations et prit garnison en Italie, qu’il quitta en décembre 1945. Le bataillon fut officiellement dissout a Wellington le 23 janvier 1943.
Ont peut voir sur cette photo quelques hommes du bataillon prendre leur repas de Noël en 1942
Quelques éléments du bataillon dans des tranchées non loin de Tripoli
Et sur celle ci, des éléments avancés bataillon faire leur entrée à Tripoli
Une photo d’époque du pic de Takrouna et de son village perché au sommet
On s’aperçoit bien sur ce dessin du village de Takrouna (tiré du site du 28e bataillon) de la difficulté de l’escalade en question. Qui plus est sous le feu ennemi !


Du reste Takrouna, n’est pas inconnue en France non plus. Comme en témoigne ce timbre et ce site indiquant un séjour des Forces Françaises Libres à Takrouna, relevant ainsi des Ecossais de leurs positions.