AP14 : Ace in the hole

Publié le par Cpl Humphrey

Nous vous proposons de suivre ce soir le Compte rendu d'une partie jouée il y a quelques mois. Mille excuses pour la qualités des photos qui ont visiblement souffertes de mes manipulations maladroites et répétées. On fera mieux une prochaine fois...




Elsdorf, Allemagne, 27 Février 1945


Contexte

Lorsque la 9e Panzer Division arriva dans le secteur de la plaine du Roer le 24 février, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Seuls subsistaient 29 chars et 16 canons d'assaut de ce qui était encore trois mois plus tôt, la plus crainte des formations du front ouest. Le général Von Zangen avait besoin de tout ce que la 9e Panzer pouvait rassembler pour stopper la 9e armée Américaine, dans sa course pour être la première à traverser le Rhin. Cependant, son homologue et ennemi, le général Rose, divisa la 3e Division Blindée Américaine et ses unités organiques en de petites task forces, dans l'espoir d'allonger le front tenu par la 15e Armée Allemande pour y forcer un passage quelque part le long de la rivière Erft.

 

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Conditions de victoire

Le joueur Américain l'emporte si à la fin de son 8e tour il n'y a plus de squads ou demi-squads Allemands dans tous les bâtiments à plusieurs étages de la carte, tant qu'il maintient ses propres pertes inférieures à 45 points de victoire.



Historiquement...

Craignant une contre attaque au travers de la foret de Hambach, le Combat Command B Américain attaqua la route centrale de Elsdorf tandis que le Combat Command A avanca le long de l'aurotoute Cologne-Dueren. Leurs peurs se révélèrent infondées, et les unitées de cavalerie créant un écran devant la Division ne rencontrèrent que peu d'activité Allemande. Le Combat Command B, accompagné d'éléments du 13e régiment d'infanterie s'assembla directement en front d'Elsdorf durant la soirée du 24 et attaqua le matin suivant avec un bataillon d'infanterie et une compagnie de chars, incluant un des tout nouveaux chars lourds expérimentaux T-26 (Pershing) alors encore en test de combat.. Ce char fit une belle impression, abattant 2 Panzers Mk IV a une distance de 660 mètres, stoppant également un char Tigre. Tandis que les Américains délogeais les Allemands restants, Elsdorf fut sécurisé. Enfin, les Alliés disposaient d'un char sur le front ouest capable de rivaliser avec les redoutables Tigres.


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Vous l'aurez compris nous avons été fortement occupés a manoeuvrer quelques pièces particulièrement gouteuses, puisque sur le champ de bataille il y aura au moins un tigre, 2 panzers IV, 1 canon d'assaut, 1 pershing, 5 shermans et une bonne dose d'infanterie soutenue par des mitrailleuses, des panzerfausts, des bazookas et des mortiers. Bref une très belle soirée en perspective...
 
 
 


Tout d’abord, une fois n’est pas coutume un petit remerciement pour l’intendance. En effet devant l’effort que devrais très vite fournir les généraux, Fraü Muller nous à reçu à domicile. Ambiance chaleureuse, Poulet rôti – frites, de quoi subvenir allègrement au ravitaillement des troupes. La vaisselle faite, nous investissons la cuisine que nous occuperons sans remords. Commence alors le rituel du thé fumant, de la mise en place des cartes et du tri des deux OB…


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Le Hpt Müller en pleine action de préparation de son OB Allemand. Nous souhaitions tous les deux joués les Américains pour pouvoir mener l’assaut. Le toss a décider de me donner raison, en compensation Müller gagne une mitrailleuse moyenne supplémentaire. Ce dont je vous l’avoue je me serais fort bien passé.

Dernières touches de préparation de l’OB et vérification des règles spéciales du scénario. Ici rien d’insurmontable. Les conditions météorologiques sont bonnes, un des blindés Américains sera équipé d’un Gyrostabilisateur (YES !), et tous les blindés Allemands seront équipés de Shuertzen…



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La carte du secteur d’opération avec au nord-est le positionnement défensif Allemand autour des principaux objectifs. Un autre objectif se trouve isolé au nord ouest, défendu faiblement semble t’il. Au premier abord la carte est impressionnante côté Américain. La progression de plus de 15 squads va se faire sur une carte bien dégagée pour rejoindre des positions d’assaut ou les troupes Allemandes nous attendent retranchés dans des bâtiments de pierre bien solides… Après étude et réflexion il apparaît que la carte n’est pas si désavantageuse que cela puisque de multiples lignes de vues sont brisées par de petits bosquets, des haies, de petites fermes. Ce qui n’apparaît pas au premier abord et qui confirme qu’une saine lecture de carte avant de se lancer permet d’éviter des erreurs monumentales.



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Le M26 Américain, nom de code : Pershing. Un char lourd que les Américains construisirent pour répondre à la menace permanente des Tigres et des Panthers Allemands. Il arriva pourtant fort tard sur le champs de bataille. En février 1945 il était encore en phase de test opérationnel au sein de certaines unités.

 



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Un gros plan sur la défense principale Allemande. Tous les objectifs sont gardés solidement. Je soupçonnent quelques nids de mitrailleuses a certains endroits ou les lignes de tir sont bien dégagées. Avec un bon sous-officiers pour diriger les tirs cela risque de chauffer assez vite pour mes G.I.’s si je n’y prends pas garde. Les blindés Allemands se sont déployés légèrement en avance de la ville pour en protéger l’accès. Seul le Tigre a pris une position défensive solide au sein même de la ville. Si le félin ne bouge pas d’ici mon arrivée j’aurais peut être une chance au corps à corps avec un petit groupe de G.I.‘s bien couillus. Qui pourraient profiter des rues encaissées pour tenter de lui régler son compte.



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Les troupes Américaines prêtent à lancer l’assaut sur la ville. Les 5 shermans et le Pershing prêts a les soutenir dans leur progression. L’assaut est lancer au petit matin. Furieux et volontaire. D’entrée une erreur de placement de Müller lui coûte un Panzer IV qui explose sous l’impact d’un obus de 76mm d’un Sherman qui ajustait sa mire depuis un petit moment. Preque au même moment, le StuGIII (canon automoteur Allemand) vole en éclat, sous un coup précis et millimétré d’un tireur du second sherman 76. Mûller enrage pour lui le StuGIII était hors ligne de vue. A la vérification du tir il apparaîtra que la ligne de vue est dégagée et parfaitement valide (à 1mm prêt !) Ces deux tirs fabuleux réduise la menace que faisait peser les panzers Allemand sur mon assaut de 50%, en privant Tophe de 2 de ses 4 blindés dès la phase de tir préparatoire de mon premier tour. Une aubaine formidable. Une erreur de placement que Tophe ne fera plus a l’avenir soyez en sûr !



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A l’ouest quelques squads soutenu par un Sherman et un mortier de 60mm se lancent à l’assaut de la ferme fortifiée, seul objectif en dehors de la ville ou la quasi totalité des troupes Allemandes ont établies leur solide défense. La progression sera bonne, les troupes bénéficiant de la couverture du sherman qui obligera les occupants de la ferme a reculer sous la pression de ses tirs de 75…




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Le fameux Tigre E(L) Allemand. Un blindé magnifique qui fit le malheur des équipages de Sherman Américains.

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Les troupes Américaines progressant dans les dernières dizaines de mètres qui les séparent encore de leurs positions d’assaut. Dans quelques instants, les défenseurs Allemands verront tenter de s’infiltrer dans les faubourgs de la ville quelques groupes de G.I’s. L’assaut initial ne donnera pas grand chose. Sous la pression, les servants de la mitrailleuse lourde Allemande au centre du dispositif feront une grossière erreur lors du changement de bande de munition, enraillant l’arme. Müller pâlira sous le choc de la nouvelle. Voilà encore une pièce maîtresse (après deux blindés) de son dispositif défensif sur lequel il ne pourra pas compter. Sous la pression de l’officier qui éructe désormais contre ses hommes, les malheureux casseront définitivement la mitrailleuse quelques instants plus tard, en tenant de la désenrayée…



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Du côté de la ferme fortifiée a l’ouest il ne reste plus qu’une cinquantaine de mètres a effectuer avant que de ne pouvoir en découdre au corps a corps avec les occupants. Profitant des angles morts du bâtiment et de la pression exercée par le Sherman les Allemands ne peuvent empêcher l’approche Américaine.

S’engageant désormais dans le cœur de la bataille aux abords de la ville, un sherman 75 viens se loger au milieu des troupes Américaines pour les soutenir. Se rapprochant aussi dangereusement des panzerfausts Allemands. C’est désormais au tour du Pershing de rejoindre la première ligne. Il déboule a pleine vitesse dans les faubourgs de la ville et se stoppe à environ 150m du dernier Panzer IV. Les deux blindés se font désormais face sur une large avenue. Le panzer IV ouvre le feu, mais l’obus ricoche sur le formidable blindage avant du Pershing. Lorsque c’est a son tour d’ouvrir le feu, le Pershing réussit un joli tir (avec les malus du au mouvement effectué ce tour, et a l’équipage fermement enfermé toutes écoutilles closes). Le blindage du Panzer IV étant loin d’être à la hauteur de l’obus de 90mm qu’il reçoit dans la tourelle, celui ci s’embrase. Voilà Müller privé de 3 de ses 4 chars au début du tour 3… Une très belle opération pour moi à la limite du hold up !
Du côté de l’infanterie cela se passe moins brillamment. Les groupes d’assaut et de soutien sont stoppés nets par des tirs précis venant des bâtiments et des nids de mitrailleuses. Pourtant la situation est bonne car en fin de tour 3, les Américains ne comptent que 4 squads démoralisés. Pour l’instant l’assaut n’a toujours pas causé de pertes parmi les assaillants. A plusieurs reprises Müller passe in extremis a côté de corps a corps qui auraient pu lui être fatal. Mais mes troupes de choc sont clouées au sol par des tirs précis. Retardant l’assaut de quelques minutes supplémentaires




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Bon je dois vous le confier, avec Müller hier soir nous avons malheureusement ressenti la fatigue. Les années filent, les corps se lassent… Passer une bonne partie de la nuit sur un jeu de rôle ou un jeu de plateau est une chose, sur un wargame s'en est une autre. La concentration requise est importante, l’attention soutenue. Contrairement à ce que beaucoup pourrais croire, cela réclame une bonne endurance. Eh oui, même pour pousser du pion en carton assis autour d’une table bien au chaud ! Planifier son tour mentalement, calculer ses mouvements pour chaque unité en tenant compte simultanément des dépenses en points de mouvement et des lignes de vue adverses, choisir le bon angle d’attaque, la munition adéquate, tenir compte des multiples modificateurs au tir et au to kill, prévoir des chemins de replis surs, y maintenir des sous-officiers en retrait pour regonfler le moral des trouillards…. Cela use ! Le tour adverse n’est pas moins délicat car chaque mouvement adverse doit être analyser immédiatement en vue d’un tir d’opportunité qui s’y l’on prend pas garde vous passe sous le nez dans l’hexagone suivant… A 2 heures du mat, après une bonne semaine de boulot, quelques nuits courtes et quelques heures intenses nous n’étions pas beau a voir !

Nous n’avions beau être qu’au tour 3 d’un scénario de 7 tours ½, Müller sous la pression, devant la perte de 3 de ses 4 blindés, la bonne position d’assaut des troupes Américaines et le fait que je ne déplorais, après une avancée sur 2 cartes que de 3 squads démoralisés décida de se rendre. Il aurai pus s’acharner et espérer un revirement de la situation, mais cela n’aurais (sauf chance insolente) je pense rien changer. Victoire Américaine donc. Cela nous aura tout de même permis de mettre nos dernières lectures en pratique, de continuer à progresser dans les multiples finesses de l’utilisation des blindés et de quelques armements dont nous avions sous-estimés l’importance jusqu’ici… Une excellente soirée en somme.
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Publié dans C) Les parties jouées

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